lundi 11 octobre 2010

Un monde sans fin de Ken Follet

On pourrait considérer ce livre comme la suite des Piliers de la terre où l'aboutissement de l'histoire est, au 12e siècle, la construction d'une cathédrale après des pages de péripéties fort bien racontées.

Mais ce livre se lit aussi sans problème quand on n'a pas lu le précédent. Je dirais même au contraire, si j'en crois certaines critiques découvertes sur le web : pour ces lecteurs, Un monde sans fin jouerait trop sur les mêmes ficelles que Les piliers de la terre, ce qui le rendrait décevant.

Pour ma part, je trouve ce jugement idiot, car à ce moment là il faut éliminer beaucoup de livres, car des "ficelles", il y en a dans de nombreux ouvrages sinon dans presque tous. Pour moi, un bon roman est un roman dans lequel je me plonge en oubliant le monde extérieur, en éprouvant de l'empathie avec les héros, en luttant de chapitre en chapitre contre le sommeil car je veux savoir la suite ... Bref en ne m'ennuyant pas ; ce qui n'a pas été le cas avec ce pavé de près de 1300 pages qui me narguait depuis que Grand Fiston l'avait acheté il y a un an. Je savais que ce n'était pas le genre de bouquin à dévorer petit à petit au gré du temps disponible, aussi a-t-il été la première lecture de ma retraite, à un moment où la neige m'a protégée des tentations et obligations extérieures.

C'est donc l'histoire, deux siècles plus tard, de 1327 à 1361, des descendants des constructeurs de la cathédrale. Nous sommes en Angleterre, en plein Moyen-Âge ; le Roi guerroie contre les Français.
Sous prétexte de suivre 4 enfants ayant assistés à une poursuite meurtrière dans les bois, entre un Chevalier et deux soldats au service de la Reine, l'auteur nous fait vivre la vie telle qu'elle était à cette période : les épidémies de peste (dont les soins suscitent autant de débat que la H1N1 !) ; la lutte des pouvoirs entre le clergé et le monde séculier ; la lutte des pouvoirs dans le clergé entre moines et religieuses ; la lutte des serfs qui aspirent à devenir libres ; la lutte de pouvoir entre marchands conservateurs et progressistes. Bref, les ambitions de uns, les ambitions des autres qui génèrent des alliances et des trahisons.

Le fil conducteur ? J'en vois au moins deux : la ville qui entre peu à peu dans un monde moderne et une belle histoire d'amour entre deux personnages de caractère.

Quand j'ai fermé ce livre, j'ai ressenti un vide car il est toujours difficile de quitter des personnages attachants ... Si vous avez besoin de vous évader de notre monde, je vous le conseille fortement !

Edit du 30/11/2010 : Un monde sans fin est disponible sous la cote R.FOL

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